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Pratiques culturelles et politiques

Coordonnateurs du champ: Nicole Gallant et Sarah Pickard

La socialisation à la citoyenneté constitue une des transitions importantes à l’âge adulte. De tout temps, mais peut-être de façon de plus en plus marquée, les pratiques culturelles participent de la socialisation politique en façonnant les imaginaires et les appartenances des jeunes. Dans ce cadre, ce champ de recherche réunit des chercheurs qui partagent des intérêts marqués envers des questions relatives aux pratiques culturelles et/ou politiques des jeunes, ainsi qu’aux valeurs que ceux-ci trouvent importantes. En croisant des regards qualitatifs et quantitatifs, ces chercheurs ont le souci de connaître et de comprendre la jeunesse à travers le prisme de la diversité de leurs pratiques culturelles et politiques et du sens (tant symbolique que pratique) qu’ils accordent à celles-ci, et ce à partir de diverses approches disciplinaires, notamment à l’intersection de la sociologie et des sciences politiques.
 
S’agissant des pratiques culturelles, les travaux des chercheurs de l’OJS se penchent à la fois sur la consommation des produits culturels et sur leur production, y compris en amateur, laquelle est en expansion grâce à l’accès accru aux moyens technologiques de la création. Les pratiques culturelles peuvent être vues comme des moyens d’expression (en particulier celles liées à la production et à la création), mais elles sont aussi au cœur de nombreuses activités sociales des jeunes en constituant des espaces de regroupement autour de goûts et d’intérêts communs, lesquels contribuent à tisser le lien social. La fréquentation des médias socionumériques constitue aussi un important vecteur des productions culturelles et transforme peu à peu les modalités des pratiques sociales et culturelles des jeunes. L’étude des pratiques culturelles des jeunes représente ainsi une fenêtre sur les divers modes de vie, goûts et intérêts des jeunes tout autant que sur leurs imaginaires, valeurs et aspirations.
 
S’agissant des pratiques politiques, les travaux inscrits dans ce champ permettent de déconstruire les représentations populaires voulant que les jeunes soient apathiques et apolitiques, soit en raison de leur âge, soit en particulier dans la génération actuelle. Au contraire, les recherches à l’OJS mettent en lumière la diversité des actions politiques des jeunes, qu’elles soient ou non encadrées par des structures collectives, lesquelles peuvent être plus ou moins hiérarchiques ou horizontales (partis, associations, réseaux, etc.). Les chercheurs tentent de documenter les diverses formes que peut prendre la contribution des jeunes aux débats publics (de la participation électorale jusqu’aux vidéos et « mêmes » engagés, en passant par les manifestations, le journalisme amateur, les styles de vie engagés, l’humour et la création), notamment à l’ère du numérique. Ces travaux visent aussi à savoir si la participation politique des jeunes est marquée par des spécificités liées soit au moment du cycle de vie ou à la génération, et comment se manifestent les continuités et discontinuités avec les pratiques politiques des générations précédentes. Les chercheurs de ce champ explorent également le sens que les jeunes investissent dans leurs actions, les thèmes qui les interpellent ou ceux qui les rebutent, de même que les raisons pour lesquelles divers jeunes participent ou non à la vie politique et collective.
Les travaux en cours se penchent également sur les institutions qui entendent accompagner la socialisation politique et citoyenne des jeunes. Les chercheurs posent aussi un regard critique sur la réaction des pouvoirs publics devant les formes d’expression et d’action politique de la jeunesse contemporaine.
 
En somme, ces travaux permettent de mieux connaître et comprendre la diversité des participations et non-participations politiques des jeunes. Ce faisant, ces recherches contribuent à déconstruire et nuancer l’image d’une jeunesse apathique.
 

Chercheurs associés à ce champ:

Annamaria Colombo, Haute école fribourgeoise de travail social // Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO)
Anne Quéniart, Faculté des sciences humaines, UQÀM
Antoine Lutumba Ntetu, Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke
Camil Girard, Université du Québec à Chicoutimi et Université Laval (CIÉRA)
Cécile Van de Velde, Université de Montréal
Chantal Royer, Département d'études en loisir, culture, tourisme, Université du Québec à Trois-Rivières
Christine Dallaire, École des sciences de l’activité physique, Université d’Ottawa
Claire Balleyrs, Haute école de travail social de Genève, HES-SO
Diane Pacom, École d'études sociologiques et anthropologiques, Université d'Ottawa
Dietlind Stolle, Département de Science Politique, Université McGill
Gilles Pronovost, Département d'études en loisir, culture et tourisme, Université du Québec à Trois-Rivières
Hélène Belleau, Centre Urbanisation Culture Société, INRS
Jean-Louis Paré, UQTR (professeur associé)
Jean-Philippe Perreault, Faculté de théologie et de sciences religieuses, Université Laval
Jocelyn Lachance, Université de Pau
Jrène Rahm, Département de psychopédagogie et d'andragogie, Université de Montréal
Julie-Anne Boudreau, Urbanisation Culture Société, INRS
Marguerite Soulière, École de service social, Université d'Ottawa
Myriam Simard, Urbanisation Culture Société, INRS
Nicole Gallant, Urbanisation Culture Société, INRS
Patricia Loncle, École des hautes études en santé publique
Sandra Rodriguez, Université de Montréal
Sarah Pickard, Université Sorbonne Nouvelle
Serge Côté, Université du Québec à Rimouski
Stéphanie Gaudet, Université d'Ottawa
Sylvie Octobre, Ministère de la culture et de la communication (France) - Département des études, de la prospective et des statistiques, GEMASS
Valérie Becquet, Institut d'éducation / Centre de formation genevilliers, Université de Cergy-Pontoise
Yao Assogba, Université du Québec en Outaouais
Yvonne Hébert, Université de Calgary (professeure émérite)
 

Exemples de parutions:

L'Observatoire en images